RPS en entreprise

RPS en entreprise :

Pourquoi salariés et dirigeants sont logés à la même enseigne

Un dirigeant reçoit un jour son n-1 en entretien annuel. Le salarié évoque une charge de travail devenue ingérable, des nuits courtes, l'impression de ne jamais vraiment décrocher. Le dirigeant l'écoute, compatit, promet de revoir l'organisation sans jamais mentionner qu'il vit exactement la même chose depuis six mois, en pire, et sans personne à qui le dire.

Cette scène, banale dans beaucoup d'entreprises, résume assez bien où en sont les risques psychosociaux (RPS) aujourd'hui en France : un sujet qu'on associe presque automatiquement aux salariés, alors que les chiffres montrent qu'il concerne tout autant ceux qui les dirigent.

Le constat côté salariés

Les baromètres qui suivent la santé mentale au travail depuis plusieurs années convergent tous vers le même signal : rien ne s'améliore, malgré une prise de conscience réelle.

des salariés français sont en détresse psychologique fin 2025

présentent un risque de burn-out en 2025

des salariés déclarent avoir été confrontés à des RPS en 2025

risques rps

Le constat côté dirigeants : un angle mort

C'est le point le moins commenté, alors qu'il change la donne. Un chef d'entreprise n'a, par définition, personne à qui signaler sa propre détresse pas de n+1, pas de service RH pour lui-même, pas toujours de médecine du travail adaptée à sa fonction.

Résultat : la fatigue s'accumule en silence, jusqu'à ce qu'elle devienne visible dans les chiffres.

des dirigeants de TPE-PME et ETI déclarent souffrir d'au moins un trouble physique ou psychologique

ont déjà envisagé d'abandonner leur activité à cause de la fatigue mentale

des dirigeants de PME se disent stressés au quotidien

Le dirigeant fatigué n'est pas qu'un problème personnel. Un chef d'entreprise en épuisement prend de moins bonnes décisions, communique moins bien, et fragilise directement la stabilité de sa structure particulièrement en TPE-PME, où il n'y a pas de filet organisationnel derrière lui pour absorber le choc.

Ce que ça coûte réellement à l'entreprise

Au-delà de l'humain, les RPS ont un coût économique documenté, qui parle souvent plus fort en comité de direction que les statistiques de bien-être :

coût annuel de chaque salarié absent à l'entreprise

coût des RPS liés aux dépressions d'origine professionnelle à rien qu'en absentéisme et présentéisme

des journées de travail perdues sont imputables au stress (INRS)

À cela s'ajoutent des effets moins visibles mais tout aussi coûteux : turnover, perte de savoir-faire, dégradation du climat social, et un risque juridique réel pour l'employeur en cas de harcèlement avéré ou de manquement à l'obligation de sécurité.

Prévenir plutôt que subir

Concrètement, les leviers qui reviennent dans les études :
● détecter les signaux faibles avant qu'ils ne deviennent des arrêts longue durée (irritabilité, fatigue persistante, désengagement),
● ouvrir des espaces de parole réguliers,
● normaliser le sujet au niveau managérial plutôt que le traiter comme un aveu de faiblesse.

C'est tout l'enjeu des actions de sensibilisation en entreprise, ateliers sur la gestion du stress, le sommeil ou la charge mentale, que des acteurs comme Parysian proposent aux équipes RH pour agir en prévention plutôt qu'en réparation.

Les RPS ne sont plus un sujet périphérique : ils sont devenus, selon plusieurs baromètres récents, le premier risque professionnel en France, et ils ne s'arrêtent pas à la porte du bureau du dirigeant. Traiter le sujet uniquement sous l'angle du salarié, c'est laisser de côté la moitié de l'équation et un facteur de risque majeur pour la pérennité de l'entreprise elle-même.

Chez Parysian on a des solutions pour améliorer la Qualité de Vie au Travail

Retour en haut