Troubles musculosquelettiques au travail (TMS)
Pourquoi ils explosent, et ce qui fonctionne vraiment pour les prévenir
- 05 Août 2026
- Lecture : 10 min
Un mal de dos qui traîne depuis des mois. Une épaule qui tire dès qu'on reste trop longtemps devant l'écran. Un poignet qui réveille la nuit. Individuellement, ces douleurs semblent anodines, presque banales. Collectivement, elles forment aujourd'hui le premier poste de maladie professionnelle en France, et de loin.
Les troubles musculosquelettiques (TMS) représentent désormais 90 % des maladies professionnelles reconnues par l'Assurance Maladie, avec une hausse de 6,7 % entre 2023 et 2024 seulement. Ce n'est pas un ralentissement ponctuel : depuis 2003, leur nombre a progressé de manière quasi continue.
Le mal de dos, à lui seul, représente 22 % des accidents du travail, et touche près de 6 femmes sur 10 et un homme sur deux qui déclarent des douleurs liées à ce type de trouble. Ce ne sont donc pas des cas isolés réservés à certains métiers physiques : le phénomène traverse les bureaux, les entrepôts, les commerces, les hôpitaux, à peu près tous les secteurs.
Et derrière la souffrance individuelle, il y a une facture bien réelle pour les entreprises. L'Assurance Maladie estime les coûts indirects des TMS, absences répétées, désorganisation, perte de productivité, turn-over à environ 5x les coûts directs liés aux cotisations.
Plus de 20 millions de journées de travail sont perdues chaque année à cause des TMS et des lombalgies liées aux manutentions manuelles.

On a longtemps réduit les TMS à une question de gestes répétitifs ou de charges lourdes. La réalité est plus large. Une étude de Santé publique France sur le secteur de la santé et de l'action sociale a montré que les contraintes organisationnelles et psychosociales rythme de travail, pression, manque de marges de manœuvre, augmentent significativement le risque de développer un TMS, indépendamment de la charge physique pure.
C'est là que ça devient intéressant, parce que la littérature scientifique commence à donner des réponses assez précises sur ce qui réduit réellement la douleur.
Une étude contrôlée randomisée menée sur des employés de bureau par Karatrantou et Gerodimos (2024) a testé un programme d'exercices sur le lieu de travail, 5x par semaine pendant six mois : renforcement, souplesse, équilibre.
Résultat : une baisse de la durée et de l'intensité des douleurs allant de 43 à 70 %, et une chute de 84,6 % des jours d'absentéisme dans le groupe qui suivait le programme. Le groupe témoin, lui, n'a montré aucune évolution.
Ce que ça veut dire pour une entreprise
Concrètement, deux leviers ressortent de tout ça :
1 - Bouger régulièrement pendant la journée de travail,
2 - Traiter la tension nerveuse comme un facteur de risque physique à part entière, pas comme un sujet séparé.
C'est exactement l'angle que nous proposons chez Parysian avec nos ateliers et conférences en entreprise.
Plutôt que de proposer une session ponctuelle et déconnectée du quotidien, on construit des interventions récurrentes qui relient confort articulaire et musculaire, gestion du stress et qualité du sommeil.
Chez Parysian on a des solutions pour améliorer la Qualité de Vie au Travail
